Demander ce que je veux vraiment.

Faire la demande de ce que l’on veut n’est pas toujours confortable. Ainsi, par malaise ou manque d’expérience, les demandes sont parfois présentées d’une façon qui n’invite pas à la coopération.

Après une grosse journée de travail, vous rentrez chez vous, tendu(e) et fatigué(e). Vos enfants jouent aux vaisseaux lanceurs de missiles… Pfiou pfiou pfioufiou!

Vous sentez que ce niveau sonore est difficilement supportable pour vous et que ces petits êtres tourbillonnant autour de vous, vaisseaux de Lego à la main… Pfiou pfiou pfioufiou …Vous exaspèrent!  Pourtant,  au fond, le problème est-il vraiment que les enfants jouent?
Bien souvent, il s’agit plus d’un besoin de calme ou de silence, que d’un besoin de voir les enfants arrêter de jouer! Non?

 

Ni exiger ni implorer

 

Quand on fait une demande, il arrive qu’on ne sache pas l’exprimer correctement.

La demande peut être faite de façon radicale: elle devient alors une exigence. Ou, par peur de déranger ou de blesser, elle peut aussi être amenée par des façon détournée ou quémandée.

Les deux options ne permettent pas de nourrir des relations de qualités où chacun trouve son compte et son équilibre.

Une demande est souvent motivée par un événement ou un comportement que nous voulons voir modifié parce qu’il nuit à notre bien-être. Cette situation est donc facilement jugée comme négative.

Reprenons l’exemple des enfants tournoyant autour de vous, vaisseaux à la main. Vous pourrez pensez “ils sont insupportables!”

Néanmoins, cette pensée n’a rien d’objectif. Elle ne fait apparaître aucun fait précis qui puisse être modifié. Il s’agit plutôt d’une perception qui aurait pu être  bien différente si vous vous sentiez plus en forme.

Et là, vous lâchez un “ça suffit maintenant!” qui décharge à peine un peu de votre frustration et n’interpelle que très brièvement vos bambins!

 

La communication assertive

 

La communication bienveillante/ assertive ou communication non-violente est un processus qui vise à réduire les tensions interpersonnelles. Il invite notamment à s’interroger sur ses besoins et ses émotions pour être en capacité de s’exprimer de façon plus claire et d’inviter à la collaboration.

Ce n’est en aucun cas de la manipulation, mais bien la recherche d’authenticité et la prise de responsabilité au sein de la relation qui est au cœur de ce processus.

La communication est une aptitude sociale qui s’acquiert et se développe. Elle contribue largement à renforcer l’estime de soi.

 

Le processus

 

  1. Repérer votre intention.  Ai-je envie de gagner ou d’enrichir cette relation. Si ce qui compte pour vous est l’envie d’avoir raison, de gagner, ce processus n’a aucune efficacité.
  2.  Utiliser le message “je”
  3. Observer réellement ce qui ne vous convient pas . Et cela, de façon factuelle, qu’une caméra ou un appareil photo pourrait démontrer.
  4. Être à l’écoute du ou des sentiment(s) que cette situation déclenche en vous. Exprimer son émotion avant qu’elle ne deviennent trop envahissante est le meilleur moyen de la désamorcer. Ainsi, nous nous libérons, et l’autre peut exercer son empathie.
  5. Se questionner: quel besoin est à l’origine de ce sentiment? Une demande est faite pour augmenter notre bien-être: il est donc nécessaire de s’interroger sur ce dont nous avons besoin pour nous sentir bien.
  6. Demander une action concrète, réalisable dans un langage positif, à laquelle l’autre peut dire oui ou non. Il ne s’agit pas d’exiger mais d’exprimer clairement ce qui ne nous convient pas. Ainsi, notre interlocuteur ne prendra pas la demande comme une critique négative et il sera plus à même de changer de comportement.

 


“Plus nous sommes au clair avec ce que nous voulons en retour, plus nous avons de chances de l’obtenir”

Marshall Rosenberg


 

 

Ce qui nous donne

 

Pour reprendre l’exemple des enfants:

“Les gars (oui dans ma vie, c’est deux garçons qui courent avec les vaisseaux!) vous courrez autour de moi, je me sens fatiguée, j’aurais besoin de repos. Vous voulez bien aller jouer dans vos chambres?

Et bien souvent, mes petits interlocuteurs comprennent ainsi mon message et montent tranquillement continuer cette révolution intergalactique dans leur chambre.

Personne ne sort perdant de cet échange: les enfants jouent et je profite d’un moment de calme pour me ressourcer.

La sophro peut vous aider à identifier vos émotions et vos besoins profonds. La communication assertive vous apprend à les mettre en forme pour qu’ils soient recevables par votre inetrlocuteur, et ce, tant dans la vie personnelle que professionnelle.

Si vous le souhaitez, on en discute!

A bientôt,

 

Marie