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article façon cocotte minute

Façon cocotte-minute

Amandine à 41 ans, et toutes ses dents !

Elle aime être gentille Amandine, elle aime faire plaisir. Dès fois, elle n’est pas tout à fait d’accord avec un comportement, mais elle n’en parle pas trop parce qu’elle ne veut pas se montrer désagréable, blesser ou (pire) créer un conflit.

Alors, Amandine, elle garde pour elle.

Un peu stressée, parfois un peu comme oppressée au niveau de la poitrine, elle me contacte pour apprendre à respirer et se sentir moins stressée dans la vie. Quand je la rencontre, Amandine est toute recroquevillée dans le gros fauteuil en cuir, et elle m’explique :

« Je suis gentille. J’accepte beaucoup de choses. Par contre parfois, il suffit d’un seul petit détail et j’explose comme une cocotte-minute ! C’est complètement démesuré ! Du coup, après je m’en veux d’avoir réagi comme ça, je culpabilise… »

Les personnes que j’accompagne font souvent comme Amandine.
Par peur d’un éventuel conflit, elles prennent sur elles, acceptent même si c’est pour elles inacceptable. Et il suffit d’un petit élément pour arriver au point de bascule et exploser comme une cocotte-minute ; pas toujours au bon moment, ni avec la bonne personne, ni même au bon endroit. Ce qui créer souvent un terreau fertile pour la culpabilité!

 

Acceptable ou pas?

 

Etant basé sur votre expérience, votre éducation, vos valeurs, vos croyances (…), ce qui est in.acceptable pour vous ne l’est pas forcément pour quelqu’un d’autre (et inversement).

Pour autant, pas question ici d’étiqueter quelqu’un dans telle ou telle catégorie, il est important de dissocier une personne de ses comportements (C). Un comportement se distingue du jugement par son aspect factuel. Il pourrait être filmé ou pris en photo.

Par exemple : Tu arrives avec 20 minutes de retard. Martin dessine sur le mur repeint. Caroline mange avec les mains.

« La différence entre observer et juger est la même qu’entre respirer et mordre»  Elias Canetti

L’idée est d’observer le comportement d’une personne et, dans le même temps, de repérer comment vous vous sentez face à ce comportement. S’offrir ce moment de pas de côté, permet d’éviter de sombrer dans le jugement, l’évaluation à l’emporte-pièce.

article- fenêtre de perceptions

Un comportement acceptable n’a pas de conséquence négative sur vous, il ne vous met pas en difficulté.

Alors qu’un comportement inacceptable génère une tension en vous et risque d’avoir une conséquence concrète sur vous. Vous sentez bien que quelque chose vous dérange.

Vous êtes-vous déjà demandé ce qui était acceptable pour vous et ce qui ne l’était pas ?

 

Seuil d’acceptation

 

Entre la zone de ce qui est acceptable et de ce qui est inacceptable se trouve le seuil d’acceptation, c’est un point de bascule.

Cette limite peut varier selon votre humeur, votre niveau de fatigue et de patience.
Elle peut aussi s’étendre davantage et devenir une zone de doute.

C’est ce que j’appelle la zone piège et « fourre-tout » !

Quand l’estime de soi est faible et/ou instable, cette fameuse zone de doute peut prendre beaucoup de place et accueillir toutes sortes de comportements placés là pour éviter de devoir les placer dans la zone des comportements inacceptables. C’est la fausse acceptation.
Rappelez-vous la gentille Amandine qui préfère éviter les conflits !

Il peut sembler plus facile de placer un comportement inacceptable dans la zone de doute. Après tout, vous êtes peut-être trop susceptible, ou trop exigent, ou….

Ainsi placer en zone de transit après une petite négociation avec soi-même, le conflit semble évité de peu… ouf !

En réalité cette tension intérieure ne disparaît pas, elle s’accumule. Dans une relation, c’est l’équivalent d’un livre de compte qui s’ouvre en silence et vient déséquilibrer, tendre une relation. Et tout ça pour éviter le conflit et faire plaisir je rappelle !

Conclusion, la pression monte, un énième comportement inacceptable se présente et là… PAF ! Ça explose !

 

En pratique

 

Revenons à Amandine. En écoutant d’avantage ses sensations et ses émotions, Amandine pourrait identifier plus simplement ce qui est acceptable ou non pour elle.
Il s’agit ensuite d’une part d’apprendre à affirmer ce cadre, ces limites de façon directe, honnête et appropriée et de découvrir qu’exprimer un désaccord n’est pas forcément source de conflit. Et d’autre part, de (re)découvrir que le conflit, lorsqu’il se présente, peut aussi être une opportunité (de mieux se connaître, de faire grandir une relation…).

Affirmer ce qui est acceptable ou non régulièrement dans le quotidien permet d’éviter de stocker trop de tensions, et d’exploser façon une cocotte-minute comme Amandine. Les relations gagnent en fluidité et en authenticité. Et c’est plus facile de respirer!

 

Et la sophro ?

 

Par une écoute plus fine de tout ce qui vous constitue (sensations, émotions, pensées…), la sophro permet de reconnaître avec plus d’efficacité et de justesse si un comportement est acceptable ou inacceptable pour vous.

Une meilleure connaissance de soi, de ses limites et une estime de soi renforcée permettent de réduire la zone de doute et de poser un cadre plus lisible pour vous et pour l’autre. Gagner en respect de soi et en respect de l’autre pour soi.

Pour tous ceux et celles qui se reconnaissent en Amandine, comme le dit Thomas d’Ansembourg : « Cessez d’être gentil, soyez vrai ! »

Ça vous parle ? Nous pouvons en discuter ensemble.

A bientôt,
Marie