1/7 bienveillance et douceur

Bienveillance et douceur

Je vous propose une série d’articles comme autant de pistes à explorer pour renforcer l’estime de soi. Le préalable à cela, me semble être la douceur et la bienveillance.

La bienveillance

 

« Je devrais y arriver ! Ce n’est quand même pas si compliqué ! Ça m’agace tellement ! Et puis après forcément je culpabilise ! De toute façon, je n’ai aucune persévérance.»

 

C’est dans les grandes lignes ce que j’ai entendu cette semaine en séance. Bim ! Le cadre est posé !

Le mot « bienveillance » est servi à toutes les sauces depuis quelques temps, parfois même comme une nouvelle injonction. Elle est parfois vendue comme une façon d’être entre le Bisounours et le moine bouddhiste.

La bienveillance, c’est un apprentissage quotidien et constant. Dans un monde où la culture du rapport de force est omniprésente, cela demande du courage et de la patience.
« Je suis le premier humain dont j’ai la charge. » C’est pourquoi, avant de cherche à être bienveillant avec qui que ce soit, je vous invite à expérimenter cette bienveillance envers vous-même !

Ça veut dire quoi ?

Etymologiquement, la bienveillance vient de bien veiller, dans le sens éveiller, surveiller.
Juliette Tournand, qui écrit un livre passionnant sur le sujet, La stratégie de la bienveillance, y oppose la mal-veille : voir ce qui va mal. Elle explique que la bienveillance demande un switch mental.

1/ Repérer que je suis en mal veille.
2/ Réorienter ma vigilance vers ce qui est bien.

C’est donc ça la position de bienveillance ! Cela demande une volonté, une attention particulière à ce qui se passe, en soi d’abord. Et de réorienter une fois, dis fois, mille fois, vers ce qui est positif.
« Je devrais y arriver ! Ce n’est quand même pas si compliqué ! Ça m’agace tellement ! Et puis après forcément je culpabilise ! De toute façon, je n’ai aucune persévérance.»
OK- je switch :
« J’ai très envie de parvenir à cet objectif important pour moi. Parfois, je n’y parviens pas, mais j’avance peu à peu. Je suis en chemin. »

 

La douceur

 

Je vous avoue que pour moi, il y a encore une dizaine d’années : être doux, c’était prendre le risque d’être faible.
Aujourd’hui je me rend compte à quel point j’ai pu me tromper ! La douceur demande aussi beaucoup de courage !
A commencer, là encore, par la douceur envers soi. C’est, à mon sens, l’indispensable préalable pour pouvoir introduire de la douceur dans son rapport à l’autre.
Cela demande une sorte d’hygiène : de régularité. Ça ne se décrète pas mais s’expérimente, et c’est du boulot !
La douceur permet de s’autoriser à avancer, à son rythme, à accepter plus facilement les difficultés. Elle favorise la mise en mouvement, la dynamique.

« De toute façon, je n’ai aucune persévérance.» PAF ! Les choses sont figées, définitives. C’est comme ça et ça restera ainsi.
« C’est difficile pour moi de maintenir mes efforts dans le temps. » OK. Et comment cela pourrait être plus confortable ? Pourquoi cet objectif est important ? Quels autres chemins plus confortables pourraient être explorés pour l’atteindre ?

La douceur permet de sortir de la pensée binaire « c’est bien/ c’est mal. Je peux/ je ne peux pas… ». Elle amène de la nuance et permet de s’autoriser à explorer de nouvelles façons d’être et de faire.

 

Et la sophro dans tout ça?

 

La sophro, par nature invite à poser un regard plus doux et bienveillant sur soi (puis sur les autres).

La pratique en elle-même, permet d’apprendre à s’accorder de la douceur, ne serait-ce que par ce temps pour se poser et se recentrer. Apprendre par l’expérimentation, que s’offrir un temps de recentrage permet d’aborder les choses différemment dans son quotidien. Elle permet de repérer aussi où vous en êtes en terme de pensées. Ce qui, avec un peu de pratique, vous permet de savoir plus rapidement lorsque vous glisser vers la mal-veille. Puis de réorienter votre attention et votre énergie vers ce qui est positif.

Et, par le biais d’une écoute active et non jugeante, dans un cadre sécurisant, le ou la sophrologue permet d’exprimer ce qui est ressenti et/ou pensé en confiance.

Mon travail est de vous permettre d’effectuer ces switches vers ce qui positif, de changer de regard sur ce qui peut être perçu comme difficile. D’adopter cette posture de bienveillance et de douceur envers vous-même : le socle nécessaire à une juste estime de soi.