S’alléger de la culpabilité

Je vous propose une série d’articles comme autant de pistes à explorer pour renforcer l’estime de soi. Un des leviers  est de s’alléger de la culpabilité.

« Je m’en veux parce que je ne suis pas aussi bien que ce que je voudrais. »

« Je culpabilise de penser à moi avant de penser à moi. »

 

 Sentiment ?

 

« J’éprouve un sentiment de culpabilité. », « Je me sens tellement coupable. »

C’est évident, la culpabilité est un sentiment. Non ?

Eh bien non !!! La culpabilité n’est pas un sentiment ! C’est un jugement ! Un jugement sur soi, ou une partie de soi. Et qui, très souvent va rejaillir sur l’autre.

Ça change quoi ?

Tout ! Un jugement marque une différence, un écart, entre la réalité des faits, et l’effet que cela a sur soi.

On parle bien de juger de la culpabilité de quelqu’un non ?

Ce jugement de culpabilité donne naissance à des sentiments, souvent désagréables comme la tristesse, le regret, la désolation parfois. Mais il s’agit des conséquences du jugement, et non de la situation en elle-même.

« Beaucoup de tensions, de difficultés, et de violences se déclenchent parce que nous ne regardons pas la réalité telle qu’elle est, mais telle que nous craignons qu’elle soit. Nous mettons immédiatement le filtre de nos émotions, croyances et préjugés entre nous et les faits.
Nous avons besoin d’apprendre à distinguer l’ objectif et le subjectif, à démêler la réalité et les faits de nos interprétations et jugements. »
Cessez d’être gentil, soyez vrai

 

La responsabilité

 

Les jugements, et notamment celui de la culpabilité, sont des constructions mentales qui piègent, figent.  Ils nous enferment dans une situation, nous coupent de notre capacité de choisir, de se positionner. Ils nous coupent de notre responsabilité, qui est un besoin universel.

La culpabilité est un poison qui fige, là où la responsabilité met en mouvement et va de pair avec la liberté. Elle place la responsabilité à l’extérieur de nous. Elle nous déresponsabilise en nous coupant de l’impact de l’action (ou l’absence d’action) « parce qu’on ne l’a pas choisi ».

Exemple : « Je culpabilise, je n’ai pas pu lire comme je voulais cette semaine. »

Nous avons toutes et tous, la responsabilité de nos actes, de nos pensées, de nos émotions et de nos besoins.
Quand j’agis d’une certaine manière, même si cela me fait culpabiliser, je suis responsable. Ce constat peut paraître un peu rude de prime abord. C’est en réalité le terreau essentiel à toute liberté.

Il s’agit ensuite progressivement d’apprendre à accepter les conséquences de nos propres choix, y compris lorsqu’elles sont inconfortables et nécessitent un renoncement.

Ce n’est pas toujours facile. Ce n’est pas toujours confortable.

 

Et la sophro dans tout ça ?

 

Il est souvent difficile de faire le pas de côté nécessaire pour percer à jour un jugement. La prise de recul est difficile. Et pourtant lorsque l’on fait ce que l’on a toujours fait, on obtient ce que l’on a toujours obtenu ! Alors on fait quoi ?

De la sophro pardi !

Un des principes de la sophro est de renforcer la réalité objective. Il s’agit de revenir aux choses telles qu’elles ont, et non plus telles que nous avons l’habitude de les voir.
Elle nous apprend à faire ce pas de côté qui permet de se décoller d’une situation et y mettre à jour des jugements, des croyances ou des fonctionnements.

Elle nous apprend aussi à développer notre empathie, envers les autres, mais avant tout envers soi-même. L’empathie nous permet de faire taire notre juge intérieur.

L’écoute active et empathique du sophrologue est censée permettre de vous faire cheminer vers ce qui est juste pour vous, et donc de vous alléger de la culpabilité.