faire des demandes

Faire des demandes réalistes

Je vous propose une série d’articles comme autant de pistes à explorer pour renforcer l’estime de soi. Ce dernier article est consacré aux demandes que vous pouvez vous faire.

Thomas d’Ansembourg ( oui oui, encore lui !) compare l’estime de soi au jardinage, et je trouve l’image particulièrement pertinente.

Il explique souvent que le jardinier est maître du soin, mais pas maître de la saison. Si je plante une graine aujourd’hui, je ne mangerai pas les fruits aujourd’hui, peut-être pas demain non plus. En revanche, si je prends soin, si j’arrose régulièrement (…) ça ne peut pas ne pas pousser.

Il faut cependant être vigilant à semer une graine, pas un caillou ! Autrement dit, agir par besoin, par envie, plutôt que par peur.

Ex : une même stratégie (une même action concrète) ne portera pas le même résultat à long terme si elle est faite par besoin d’harmonie par exemple, que par peur du conflit.

Je vous propose un exercice pour développer l’estime de soi (si vous en ressentez le besoin).

 

Repérage

 

/ je repère que je ne m’estime pas comme j’aimerais. Cela génère de l’inconfort, mais c’est le pont de départ incontournable.

2 / quel(s) changement(s) je voudrais ? Quels sont mes besoins ? Pour moi, qu’est-ce que l’estime de soi ? Qu’est-ce que cela me permettrait de faire ?

Les besoins, c’est un peu comme des poupées russes : il y a un besoin caché dans le besoin, lui-même caché dans un autre besoin plus intime, plus profond…

Prenons l’exemple de faire toujours plus, toujours plus vite. Je peux « faire » parce que j’ai besoin d’efficacité, parce que j’ai besoin d’être reconnu, parce que j’ai besoin de me reconnaître moi-même.

Mouvement

 

3 / qu’est-ce que je peux mettre en place pour avancer vers ça ?

Ce n’est pas parce que nous avons identifié le besoin que nous connaissons la stratégie pratique à mettre en place. Mais là aussi, cela se cultive, s’apprend, s’affine.

Quels changements je peux initier dans ma vie ? Qu’est-ce que j’ai déjà mis en place et comment puis-je l’honorer, le célébrer ?

Des choses concrètes et pratiques qui mettent en route le processus. Il est important de rester ouvert, de laisser la porte ouverte pour accueillir des possibilités de changements. Et toujours avec bienveillance et douceur.

« La folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent »

Il s’agit de développer la capacité à être créatif et de la capacité à trouver des solutions originales.

Faites-vous des demandes réalistes et encouragez-vous !

Si vous n’avez jamais touché une raquette de tennis, il semble peu probable que vous soyez champion du monde la semaine prochaine !

En revanche, encouragez-vous et célébrer le fait que vous alliez vous entraîner chaque semaine…

Dans cette dynamique de repérer de quoi vous avez besoin et de célébrer ce que vous mettez en place, vous renforcez quotidiennement votre estime de soi.

Et la sophro dans tout ça ?

 

Et pour identifier le.s besoin.s qui sont importants pour nous et nous permettent de nous épanouir, cela demande de se connaître soi, de se côtoyer régulièrement.

Cela permet notamment d’apprendre progressivement que nous sommes des êtres autonomes, libres et responsables.

La sophro permet donc ce temps et cet espace pour se côtoyer et se faire des demandes avec plus de justesse et de finesse et ainsi être un jardinier attentif et attentionné.